Air Caraïbes renforce ses vols régionaux, après l'arrêt d'Air Antilles
Air Caraïbes a dû renforcer sa desserte régionale à l’approche des vacances de Noël. Depuis l’arrêt, le 8 décembre dernier, des vols d’Air Antilles, la compagnie fait face à un afflux de passagers, en hausse de 15 à 20% par rapport au trafic habituellement enregistré.
C'est une période d'ordinaire tendue pour les compagnies aériennes, en raison des vacances de Noël.
Mais cette année, sur les vols régionaux entre Fort-de-France, Pointe-à-Pitre et Saint-Martin, il faut composer avec un opérateur de moins.
Depuis le 8 décembre dernier, les avions d'Air Antilles ont interdiction de voler. Décision prise par la Direction générale de l'aviation civile (DGAC), suite à des « défaillances très significatives » révélées lors d’un audit de sécurité.
La compagnie Air Caraïbes a donc renforcé ses rotations pour absorber le flux de passagers, comme l'explique son directeur commercial, Rudy Mouniapin :
Nous avons été en contact avec la DGAC dès le début. Il y a eu un certain nombre de passagers qui ont dû racheter des billets parce que la politique a été, soit ils se remboursaient, soit c'est Air Antilles qui prenaient en charge directement. Ce qui a eu comme conséquence d'avoir des vols qui étaient très remplis depuis l'arrêt d'Air Antilles. On a réussi à mettre des vols supplémentaires jusqu'au début des vacances. Heureusement, nous avions un avion qui était en révision et qui revient également ce week-end pour pouvoir assurer la période des vacances de décembre. Les vols sont relativement pleins. On essaye d'assurer au maximum et de répondre à la demande, mais c'est vrai qu'il y a eu énormément de demandes
La compagnie Air Antilles dispose d’un délai d’un mois, jusqu'à la première semaine de janvier 2026 donc, pour mettre en œuvre « les actions correctives susceptibles de permettre le rétablissement de son certificat de transporteur aérien », nous a-t-elle précisé dans un communiqué.
La situation risque de demeurer tendue pour plusieurs semaines encore. D'autant que des incertitudes planent aussi sur la licence d'exploitation de la compagnie Air Antilles, qui arrive à échéance le 31 janvier 2026.
Air Caraïbes affirme s'être organisé pour pallier au mieux l'éventuelle défaillance de sa concurrente, précise encore Rudy Mouniapin :
C'est quelque chose qu'on anticipe déjà depuis la fermeture de la première Air Antilles. C'est la raison pour laquelle nous avions déjà acheté un quatrième avion et que nous avons quatre ATR et non pas trois avec lesquels on opérait auparavant. On essaye d'anticiper au mieux. Maintenant, la demande est réelle, donc on essaye de voir. Il y a quand même un deuxième acteur également, qui est Air France, mais qui n'opère que le midi, un vol par jour. Donc oui, c'est quelque chose qu'on anticipe, c'est quelque chose qu'on suit de très près afin d'ajuster les plannings en fonction de la demande.







