Le procès en appel des agresseurs du Guadeloupéen Hans Nomertin renvoyé
Le procès en appel des agresseurs du Guadeloupéen Hans Nomertin, victime d’une violente agression en juillet 2022, à Verzeilles, a été renvoyé au 16 mars 2026 à Montpellier. La partie civile cherche à faire reconnaître le caractère raciste de l’agression.
Le procès en appel des agresseurs du Guadeloupéen Hans Nomertin a été renvoyé au 16 mars 2026, ce lundi (17 novembre), à Montpellier.
Pour rappel, Hans Nomertin, avec un de ses amis originaire de Mayotte, avaient été passés à tabac par un groupe de personnes lors d'une fête de village, à Verzeilles, dans le Sud de la France, en juillet 2022, sur la base de fausses accusations. Il était âgé de 23 ans à l’époque des faits.
En première instance, à Carcassonne, trois individus dont un élu, avaient été condamnés à des peines de 12 à 18 mois de prison avec sursis, ainsi que 1 500 euros de dommages et intérêts.
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La thèse raciale n'avait alors pas été reconnue par le tribunal.
Mais la partie civile a fait appel, en faisant des citations d'autres individus, dans l'espoir d'obtenir une condamnation pénale sur cette qualification.
« Incitation à la haine raciale »
Pour Maître Madou Koné, l'avocat de Hans et de l'Association Maison des Potes, ce combat judiciaire est important.
C'est important, selon nous, de faire reconnaître ce critère parce qu'il est fondamental et c'est la base même de tout le contentieux. Je sais pas si vous vous souvenez, les victimes ont été agressées au cri de « C'est les Noirs, c'est les Noirs ». C’est comme ça que les personnes présentes à cette fête villageoise ont pu identifier leurs victimes. Donc pour nous, c'est une incitation à la haine raciale. C'est contraire à toutes les valeurs de la République. C'est pourquoi nous avons fait des citations directes. Et c'est sur la base de ces citations qu'on considère qu'on est encore en course pour pouvoir obtenir la qualification raciale dans cette affaire. Parce qu'effectivement, même si on est partie civile et que la partie civile ne peut faire appel que sur les intérêts civils, dès lors qu'on est aussi demandeur à la procédure via une citation directe, on peut réactiver le volet pénal sur ce point.
Pour Maître Madou Koné, l’autorité judiciaire a du mal avec les infractions à caractère raciste.
A ECOUTER L’avocat de Hans et de l'Association Maison des Potes







