[VIDEO] Des centaines de fidèles antillo-guyanais réunis à l'église Saint-Sulpice, à Paris
C'est le rendez-vous du 11 novembre pour les catholiques antillais et guyanais de l'Hexagone. La traditionnelle grande messe, qui se déroule en l'église Saint-Sulpice, à Paris, a rassemblé plusieurs centaines de personnes. Un moment fort pour la diaspora.
L’église Saint-Sulpice, à Paris, était remplie ce mardi (11 novembre). Beaucoup de fidèles sont même restés debout. Martiniquais et Guadeloupéens ne voulaient pas manquer ce rendez-vous comme Nicole, Maguy et Viviane.
Tout me plaît. Et puis, ça change des autres messes qu'on a l'habitude de voir ici. C'est plus coloré, c'est plus dynamique. On se sent bien.
On se retrouve entre Antillais, comme on ne les voit pas souvent. Donc, on peut faire des rencontres. Il y a des gens qu'on n'a pas vus depuis très longtemps.
Et puis, ça parle le créole. Notre langue à nous. On est bien, on se sent chez nous.
Une ferveur immense
Comme chaque année, la ferveur a été immense. Un vrai moment de joie pour l'archevêque de Martinique, Monseigneur Macaire.
Je perçois dans le cœur des Antilles et des Antillais, une force, une énergie réelle. J'entendais l'autre jour des pasteurs, des prêtres de France parler et dire que les Antillais, quand ils sont là, ils sont ouverts aux autres, ils font l'unité, la communion. Si ça pouvait être aussi le cas chez nous. C'est un très beau moment.
Beaucoup de jeunes
Dans l'assistance, beaucoup de jeunes. Pour l'évêque de Guadeloupe, Monseigneur Guiougou, il faut s'appuyer sur eux.
On le sait très bien, Plus de 50, voire 60 % de nos jeunes de Guadeloupe, Martinique et Guyane partent après le bac. Donc, notre jeunesse est en région parisienne, est dans la province. On est conscient de ça, donc on travaille activement pour donner la place aux jeunes, qu'ils prennent un peu plus la main sur ce réseau jeunes pour que quand un jeune vient dans l'Hexagone, il soit capable de trouver aussi d'autres chrétiens antillais qui l’aide à cheminer dans sa foi.
Après la messe, les fidèles sont restés un long moment sur le parvis de l'Église Saint-Sulpice, à discuter, à chanter, comme s'ils ne voulaient pas que cet instant de communion s'arrête.







