Après près de 5 ans à la tête du parquet, Xavier Sicot quitte Basse-Terre
Le procureur de la République de Basse-Terre, Xavier Sicot, s’apprête à quitter son poste après quatre ans et dix mois à la tête du parquet. Avant son départ, il a accordé un entretien à notre rédaction au cours duquel il a, notamment, évoqué, certaines affaires marquantes.
Le procureur de la République à Basse-Terre, Xavier Sicot, est sur le départ.
Il a battu un record de longévité à ce poste qu'il a occupé quatre ans et 10 mois.
« Un engagement fort »
Xavier Sicot évoque un « marathon », une « fonction exigeante ».
On est procureur H24, 365 jours de l’année. Encore plus dans une juridiction de taille modeste, avec une équipe resserrée. On est toujours sur le feu, amené à être toujours disponible. C’est un engagement fort, mais fait par passion.
Des affaires marquantes
Avant son départ, dans quelques jours, il a accordé un entretien à notre rédaction au cours duquel il a, notamment, évoqué, les affaires les plus marquantes de son parquet.
Parmi elles, l'affaire Jean-Pierre à Deshaies, la carrière de Deshaies, l'accident d'avion des Saintes, le décès tragique d'une jeune fille à Saint-Barthélemy, les dossiers politiques.
En premier lieu, je comprends la situation des familles qui ont vécu ces moments-là. On est procureur de la République, mais on est également des hommes ou des femmes. On est effectivement sur des dossiers qui sont difficiles. Le dossier Jean-Pierre à Deshaies est l’un d’eux. Il est actuellement dans les mains du juge d'instruction, avec des investigations qui sont toujours en cours. Donc, je ne vais pas me permettre aujourd'hui d'en parler à cette occasion. Mais c'est un dossier pris en compte par la justice. Il y a des attentes fortes, le dossier n'est pas clos à mon départ.
Xavier Sicot a également évoqué l’affaire de Goyave, qui s’est soldée par la mort d’un homme, abattu par les gendarmes.
Le dossier de Goyave est parti au pôle criminel, donc pour lequel le parquet de Basse-Terre n'a plus aujourd'hui la compétence pour répondre. C’est un dossier délicat, avec malheureusement une personne qui est décédée. Je ne vais pas me permettre de me prononcer là-dessus. Le territoire de la Guadeloupe a connu, comme d'autres, des faits où les gendarmes ont été obligés de faire l'usage de leur arme à feu. Les gendarmes ont une mission délicate, rencontrent des personnes qui parfois souffrent de problématiques personnelles lourdes. Le dossier d'instruction dira si les gendarmes étaient effectivement dans une action légitime.
« Une criminalité très importante »
Xavier Sicot a évoqué la situation particulière de la Guadeloupe et de Saint-Martin, des territoires qui connaissent une criminalité très importante.
Je crois savoir que nous sommes aujourd’hui au 43ème mort suite à des faits de nature criminelle. Le territoire est extrêmement touché par les armes à feu, par une criminalité organisée qui ne fait, à mon sens que s’étendre. Le ratio dossiers criminels/autres dossiers sur Basse-Terre, mais aussi sur toute la Guadeloupe, est un ratio que peu de territoires, même ultramarins, connaissent. En termes de vols avec arme, par exemple, on explose quasiment les records.
Xavier Sicot a toutefois noté que les résultats, en termes d’élucidation sont très bons.
Nommé à Chambéry
Xavier Sicot est nommé procureur à Chambéry, en Savoie.
A ECOUTER L’entretien exclusif avec le procureur de la République à Basse-Terre, Xavier Sicot, qui s'apprête à quitter ses fonctions.
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