Le préfet demande une unité politique sur le dossier de l'eau
Ce vendredi matin (14 novembre) se tenait une conférence territoriale de l'action publique (CTAP) entre l'Etat, le SMGEAG (Syndicat mixte de gestion de l'eau et de l'assainissement en Guadeloupe) et les élus sur le dossier de l'eau. Le préfet, Thierry Devimeux, a exprimé son envie de voir l'ensemble des élus adopter une position volontariste dans la résolution définitive de la crise de l'eau.
Dès sa prise de poste, Thierry Devimeux n'a pas caché sa volonté de régler le dossier de l'eau en Guadeloupe. Sa prise de parole en amont de la réunion donnera le ton.
Ne pas avoir d'eau en Guadeloupe en 2025 et dans un pays moderne tel que la France ce n'est pas acceptable.
S'il reconnaît des freins structurels tels que les dysfonctionnements du SMGEAG et ses limites financières pour mener à bien les réparations, il voudrait aussi que les élus adoptent une position plus volontariste.
Il y a une vraie fragilité en termes d’ingénierie, c'est clair, le syndicat le prend en charge. Il y a une vraie fragilité financière c'est l'objet de cette réunion ce matin. Le mur de dettes est énorme, le besoin en investissement est monstrueux et pour régler ce problème cela va être long, coûteux et très douloureux pour tout le monde. Et pour ça si on veut y arriver il faut vraiment un consensus politique extrêmement fort pour que chaque maire, chaque président d'intercommunalité, le président de Région, du Département, le préfet que je suis et bien sûr le président du syndicat on dise tous, plus jamais ça, il faut régler le problème. Il faut affirmer haut et fort ce message.
Connaître l'historique
Face au préfet, Ary Chalus et Guy Losbar ont partagé la même ligne. S'ils entendent parfaitement sa position, ils ont tenu à rappeler le contexte de création du SMGEAG. Ils estiment être héritiers d'une série de manquements.
Nous n'étions pas là il y a 50 ans quand les travaux sur le réseau. Vous dites que l'eau n'est pas la compétence de l'État, mais ce n'est pas non plus celle de la Région et du Département. On nous l'a imposé. Je crois que les élus sont unanimes à régler ce problème, même si vous ne l'avez pas entendu.
De son côté, Guy Losbar veut faire évoluer le discours.
Aucun acteur ne devrait dire "ce n'est pas ma compétence". Nous intervenons car c'est le territoire, nous devons intervenir ne serait-ce que par solidarité.
Si on ne connaît pas encore, à l'heure qu'il l'est, les décisions prises par les acteurs. En revanche, des chamboulements dans les ressources humaines du SMGEAG ont été évoquées, notamment des départs à la retraite non remplacés.
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