Un nouveau vaccin à dose unique contre la dengue ouvre une ère d’espoir

Par 28/11/2025 - 08:54

C’est une avancée qualifiée d’historique dans la lutte contre la dengue. Le Brésil a officiellement approuvé le premier vaccin mondial à dose unique contre cette maladie virale transmise par le moustique Aedes aegypti. Une annonce porteuse d’espoir pour l’ensemble de l’Amérique latine et la Caraïbe, des régions particulièrement touchées ces dernières années par des flambées épidémiques.

    Un nouveau vaccin à dose unique contre la dengue ouvre une ère d’espoir

Baptisé Unidoz Butantan, du nom de l’institut brésilien qui l’a développé, ce nouveau vaccin marque une rupture majeure. Jusqu’ici, un seul vaccin contre la dengue était recommandé par l’Organisation mondiale de la santé (OMS), nécessitant deux injections. Avec Unidoz, une seule dose suffit, ce qui devrait permettre une vaccination plus rapide et plus massive de la population.

Les résultats des essais cliniques sont particulièrement encourageants. Le vaccin a été testé pendant huit ans sur plus de 16 000 volontaires et affiche une efficacité de 91,6 % contre les formes les plus graves de la maladie. Fort de ces résultats, le Brésil anticipe déjà le déploiement à grande échelle : un accord a été signé pour la livraison de 30 millions de doses d’ici 2026.

Bientôt dans les DROM ?

L’enjeu est de taille pour le pays, durement frappé par la dengue. En 2024, plus de 6 000 décès liés à la maladie ont été recensés au Brésil, soit près de la moitié des morts enregistrées dans le monde. Les autorités espèrent ainsi endiguer une épidémie qui prend de l’ampleur chaque année, notamment sous l’effet du changement climatique et de l’urbanisation.

Reste néanmoins une question cruciale : ce vaccin arrivera-t-il bientôt en Outre-mer et en France ? Pour l’instant, la réponse est prudente. Entre les procédures d’homologation européennes et françaises, l’autorisation pourrait prendre plusieurs années. Un délai qui suscite de nombreuses attentes dans les territoires exposés au virus.

En Guadeloupe, justement, la circulation du virus est actuellement surveillée de près, notamment en raison des pluies récentes favorables à la prolifération des moustiques. Si le territoire n’est pas en phase d’épidémie, la vigilance reste de mise pour les autorités sanitaires.


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