La préfecture se penche sur le sort des personnes dites "en grande marginalité"

Par 08/04/2025 - 12:00

Ils sont souvent discrets et vivent loin des regards. Plus de 300 personnes sont sans abri en Guadeloupe. Cette situation de rue recouvre plusieurs réalités. Mais parmi tous ces profils, certains sont en situation dite de “grande marginalité”.

    La préfecture se penche sur le sort des personnes dites "en grande marginalité"
Un schéma de prise en charge a été signé

Comment assurer une prise en charge humaine et optimale des sans-abri de Guadeloupe ? C’est le défi que devra relever le Schéma territorial de la grande marginalité, porté par la préfecture de Guadeloupe.

Il sera mis en œuvre par tous les partenaires publics et les associations compétentes pour intervenir dans ce domaine social spécifique. En priorité, il cible les profils qui, avec le temps, se sont éloignés de tous les dispositifs d’aide auxquels ils pourraient être éligibles.

Un public très vulnérable

Ce public cumule plusieurs facteurs : parcours de rue prolongé, allers-retours entre la rue et le milieu carcéral ou hospitalier, maladies chroniques, troubles de la santé mentale et addictions.
Pour eux, le schéma s’articule autour de trois axes.

Le premier consiste à anticiper les ruptures, par la mise en place de mesures de prévention contre les addictions. Et, sur ce volet, l’association Promotion Santé Guadeloupe et l’ARS auront un rôle clé à jouer, à travers une campagne de sensibilisation aux addictions menée sur le terrain. Elles pourront assurer des permanences au sein des centres d’hébergement et de réinsertion aux Abymes, à Basse-Terre et à Pointe-à-Pitre.

Le deuxième objectif concerne la prise en charge des situations d’urgence. Une attention particulière devrait être portée à l’hébergement d’urgence.

Le troisième objectif vise à garantir aux personnes en situation de grande marginalité la possibilité d’un retour au droit.

Un millefeuille d’acteurs

Les centres communaux devront, par exemple, assurer la continuité de la domiciliation des personnes sans domicile stable. Les missions locales joueront également un rôle préventif : elles devront orienter les jeunes en situation de grande difficulté vers des parcours d’emploi et d’études afin d’éviter des ruptures précoces du système.

Ce schéma de prise en charge de la grande marginalité doit permettre aux structures d’assistance d’accompagner ces personnes en grande difficulté, qui ont recours de façon épisodique aux dispositifs et qui, très souvent — en raison de leur parcours de vie complexe — mettent en échec l’organisation classique de la prise en charge.

On dénombre une centaine de personnes en situation de grande marginalité à Pointe-à-Pitre, et une vingtaine à Basse-Terre.


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