Rentrée politique à Rivière-Salée : Péyi-A prépare le terrain des municipales
Péyi-A a fait sa rentrée politique, ce samedi (18 octobre), à Rivière-Salée. Devant ses militants, le mouvement a présenté ses projets et évoqué les municipales de 2026, avec « 15 ou 16 candidats » annoncés.
Péyi-A a fait sa rentrée politique, ce samedi (18 octobre), à la villa Laguerre, à Rivière-Salée.
Un peu plus d’une centaine de sympathisants et de militants y ont participé.
L’occasion de partager l’actualité du parti et de ses élus, mais aussi de présenter les projets que compte mettre en place Péyi-A dans les prochains mois.
« 15 ou 16 candidats »
Alors que les élections municipales de mars 2026 approchent à grands pas, le co-président de Péyi-A, Marcelin Nadeau, est serein.
Nous avons à peu près 15 ou 16 candidats. Nous sommes présents dans de nombreuses communes. A Ducos et au Prêcheur, où nous étions déjà, et puis dans d'autres communes sur la façade d'Atlantique et sur la façade Caraïbe. Il y a aussi des candidats et des listes que nous allons soutenir. Les listes RDM à Saint-Pierre, au Carbet, ce sont des alliés que nous soutiendrons, de même que le maire de Rivière-Pilote, le maire du François, etc. Je suis un éternel optimiste. Je crois que les territoires communaux ont besoin de cette flamme politique forte, d'une autre vision de la Martinique. Péyi-A, ce n'est pas un parti de plus. C'est un parti qui cherche une voie salutaire pour la Martinique, entre cette aspiration à l'émancipation. L'émancipation qu'on disait nationale, l'émancipation sociale, la responsabilité martiniquaise. Et en même temps, un parti qui sait trouver les voies d'avancées concrètes, pragmatiques. Les municipalités, ce sont autant d'espaces de souveraineté à conquérir.
« Une organisation démocratique »
L’objectif est clair : occuper le terrain politique martiniquais et peser davantage dans les débats à venir. Marcelin Nadeau présente les grandes orientations du parti.
Deux questions essentielles sont abordées. La situation de notre pays, à travers bien sûr toutes les problématiques du quotidien par rapport à la violence, aux inégalités, à la vie chère, à la question de l'eau, au transport. Toutes ces questions nous préoccupent. Il y a aussi des questions internationales, on a un membre du comité Martinique-Palestine. Et puis il y a aussi la situation en France avec un président de la République qui veut, coûte que coûte, imposer une politique, celle de l'offre, qui appauvrit les classes moyennes et les catégories populaires et qui enrichit les ultra-riches et les capitalistes. Donc cette rentrée politique vise aussi à aborder ces questions avec nos militants, avec nos sympathisants, parce que nous sommes une organisation politique fondamentalement démocratique. Nous sommes dans la transparence totale par rapport à nos mandants. C'est pour ça que nous avons tenu, à travers cette rentrée politique, à échanger avec eux.
« Un projet de loi de finances catastrophique »
C’était aussi l’occasion d’évoquer la situation politique à l’échelle nationale. Pour l’un de ses chefs de file, Jean-Philippe Nilor, il reste beaucoup à faire pour défendre les intérêts des Outre-mer.
Nous avons voté la censure du gouvernement Lecornu 2 parce que le projet de loi de finances qui nous est soumis par ce gouvernement est catastrophique pour la France, mais encore plus pour nos pays dits d'Outre-mer. A travers la LODEOM, nos entreprises de production seront mises à mal, seront encore plus en difficulté. Or, sans production, il n'y a pas d'avenir dans un territoire comme le nôtre. Il faut le dire clairement. D'autre part, tout ce qui est logement social sera encore plus en difficulté qu'auparavant. Une panne nette malgré des plans, malgré des annonces. Au niveau budgétaire, rien n'est programmé pour ça. Et puis, il continue de protéger les ultra-riches. 1800 personnes qui représentent des milliards de euros de revenus et de bénéfices. Le président de la République, Emmanuel Macron, refuse obstinément de modifier l'orientation de sa politique. C'est pourquoi il est incapable de nommer un Premier ministre qui relèverait d'une autre logique. Pas une politique de l'offre, mais une politique de la demande.
« Construire l’avenir de la Martinique »
Cette rentrée politique était également l’occasion de revenir sur le congrès des élus. Pour Jean-Philippe Nilor, il s’agit de construire l’avenir de la Martinique.
Je pense qu'on a au moins donné une image d'élus martiniquais qui sont prêts à mettre un certain nombre de divergences de côté, sans faire allégeance, pour pouvoir construire l'avenir de la Martinique. Mais les choses sont très hypothétiques, parce qu'il faut un changement, une réforme de la Constitution française. Donc on est quelque part soumis à la volonté du président de la République. Or, ce président, sa parole n'est pas fiable, c'est le moins qu’on puisse dire. Donc il faut qu'on soit particulièrement soudés, motivés, déterminés pour faire comprendre à la France et au peuple martiniquais que la Martinique n'est pas condamnée à produire des élus incapables. Nous croyons que le Martiniquais est potentiellement le meilleur spécialiste des affaires martiniquaises, plus que celui qui ne connaît pas la réalité de notre pays, qui se trouve à 8 000 km et qui peut prendre des décisions ératiques.
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