Les pédiatres appellent à la vigilance face à l'épidémie de bronchiolite
La bronchiolite est de retour en Martinique. Comme chaque année à la même période, cette infection virale qui touche principalement les nourrissons connaît une hausse progressive. Pour l’instant, l’épidémie reste limitée, mais les professionnels de santé s’attendent à un pic d’ici le mois de décembre.
Selon le dernier bilan, chez les enfants de moins d’un an, 11 passages aux urgences et 6 hospitalisations ont été enregistrés ces derniers jours. Aucun cas grave n’a pour l’heure nécessité de passage en réanimation.
Mais la situation reste surveillée de près, car la maladie peut évoluer rapidement chez les tout-petits.
Reconnaître les premiers signes
La bronchiolite débute souvent comme un simple rhume. Le Dr Morgane Dervaux, pédiatre et pneumo-pédiatre au CHU de Martinique et à la clinique Saint-Paul, détaille l’évolution typique de la maladie.
Ça commence en général par le nez qui coule, parfois une légère fièvre. Puis les symptômes s’aggravent, avec une toux glaireuse, des sifflements et des difficultés à respirer. L’enfant peut aussi moins manger, car l’encombrement respiratoire l’empêche de bien téter ou boire son biberon. Dans les cas les plus sévères, cela peut mener à une véritable détresse respiratoire.
Les nourrissons les plus jeunes sont particulièrement vulnérables au risque de déshydratation ou de baisse d’oxygénation.
Prévenir la bronchiolite
La prévention commence à la maison : lavage de mains, éviter les contacts avec les personnes enrhumées, et limiter l’exposition aux lieux très fréquentés.
Le Dr Dervaux rappelle également le rôle protecteur de l’allaitement :
L’allaitement permet de transmettre des anticorps au bébé. Ce n’est pas une protection totale, mais elle est bien réelle.
De nouveaux moyens de prévention sont désormais disponibles. Parmi eux, le Beyfortus, un anticorps administré directement au bébé, proposé dès la naissance, le vaccin maternel Brisvo : donné en fin de grossesse pour que la mère transmette des anticorps au fœtus avant la naissance.
Ces outils permettent de réduire les formes sévères, mais ne remplacent pas la vigilance quotidienne.
Prendre soin de l'enfant malade
La bronchiolite étant virale, les antibiotiques ne servent à rien. La prise en charge repose sur les soins de confort, comme l’explique le Dr Dervaux.
Le geste le plus important est le lavage de nez, plusieurs fois par jour, pour aider le bébé à respirer. On peut ajouter des traitements contre la fièvre. Et dans les cas plus sévères, l’hôpital peut fournir de l’oxygène ou une assistance respiratoire. Des cas graves existent chaque année, y compris en Martinique.
Bien que généralement sans gravité, la bronchiolite peut devenir sérieuse chez les nourrissons.
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